Fermeture de l'association et annulation du festival Territoires Sauvages

En raison du contexte sanitaire, l’association Cistude Nature privilégie le télétravail et restera fermée jusqu’à nouvel ordre.

Par conséquent, l’ensemble des animations, sont elles aussi, annulées. Par ailleurs, conformément à l’arrêté du 14 mars 2020 portant diverses mesures relatives à la lutte contre la propagation du virus covid-19, l’association Cistude Nature est tenue d’annuler la 3ème édition du festival Territoires Sauvages.
L’ensemble des activités annulées dans ce cadre seront à nouveau envisagées lors de la programmation de la 4ème édition en 2021.
Nous regrettons de ne pouvoir envisager ce temps fort de rencontres naturalistes. Au plaisir de vous retrouver pour la prochaine édition.

Nous restons joignables au 06 89 35 87 27 Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser. et via nos mails respectifs.

Le virus ne se répand que grâce au contact entre personnes.

Toute l'équipe de Cistude Nature vous remercie de votre compréhension.

L’ensemble des activités annulées dans ce cadre seront à nouveau envisagées lors de la programmation de la 4ème édition en 2021.

Nous regrettons de ne pouvoir envisager ce temps fort de rencontres naturalistes et restons à votre disposition pour toute information complémentaire.

Au plaisir de vous retrouver pour la prochaine édition.

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Pour la protection intégrale des vipères françaises

Le futur arrêté fixant la liste des amphibiens et reptiles protégés en France métropolitaine n’accorde qu’une protection partielle à la Vipère aspic et à la Vipère péliade. Le texte légitime ainsi la destruction de ces espèces, pourtant en déclin. Vous avez jusqu’au 1er décembre 2019 pour demander une modification du texte soumis à consultation publique. On vous explique pourquoi cela est important.

Le ministère de la transition écologique et solidaire (MTES) s’apprête à mettre à jour l’arrêté fixant la liste des amphibiens et des reptiles protégés en France métropolitaine. Pour le moment, le texte soumis à consultation publique nous interpelle pour deux de nos espèces de vipères : la Vipère aspic et la Vipère péliade. Leurs habitats sont protégés mais malheureusement « la destruction des spécimens reste possible pour des raisons de sécurité ».

Ce statut de protection partielle est tout à fait insuffisant et illégitime.

L’effondrement des populations de ces espèces est avéré dans les régions où des suivis à long terme existent. Par exemple, en dix ans les effectifs de Vipère péliade ont régressé de 40% en Normandie, (Barrioz et al. 2019). Leur protection intégrale est indispensable tant pour être prises en compte dans les études réglementaires (études d’impact, loi sur l’eau…), que pour renforcer les actions de conservation ou de sensibilisation. Angleterre, Belgique, Luxembourg, Allemagne, Suisse, Espagne et Portugal… nos voisins européens l’ont bien compris. La France fait aujourd’hui figure d’exception européenne en n’accordant à ces vipères qu’un statut de protection partielle. Rappelons aussi que le nombre de morsures de vipères en France est faible (<300/an) et les cas de mortalité sont anecdotiques en comparaison aux piqures d’abeilles, de guêpes ou de frelon. Il n’y a pas eu de mort en France par morsure de vipère depuis 2003. La meilleure attitude à adopter face à une vipère reste encore de lui laisser prendre la fuite.

Dans le contexte actuel de déclin massif de la biodiversité et d’effondrement de la faune et de la flore, légitimer de la sorte la destruction d’une espèce menacée est une aberration.  La consultation est ouverte jusqu’au 1er décembre 2019 : prenez le temps de demander la modification du texte pour inscrire ces deux espèces à l’article 2 de l’arrêté (protection intégrale) en cliquant ici.

Par ailleurs, le texte autorise la pêche « du dimanche » de la Grenouille verte. Cette espèce, hybride de la Grenouille rieuse et de la Grenouille de Lessona, est particulièrement difficile à reconnaître : l'analyse génétique est souvent la seule méthode permettant de la distinguer de ses congénères avec certitude. Maintenir une autorisation de pêche malgré ce risque important de confusion est un non sens qui nuira aux populations déjà menacées et intégralement protégées de la Grenouille de Lessona.***la rieuse est exogène en Aquitaine***
Il autorise également la pêche et l’exploitation commerciale de la Grenouille rousse, une espèce fortement en déclin aux dires des experts. Or les prélèvements commerciaux représentent plusieurs millions d’individus collectés dans les milieux naturels.

Ainsi, la Grenouille verte comme la Grenouille rousse devraient elles aussi bénéficier d'une protection intégrale.


Vipères aspics

Le ministère de la transition écologique et solidaire (MTES) s’apprête à mettre à jour l’arrêté fixant la liste des amphibiens et des reptiles protégés en France métropolitaine. Pour le moment, le texte soumis à consultation publique nous interpelle pour deux de nos espèces de vipères : la Vipère aspic et la Vipère péliade. Leurs habitats sont protégés mais malheureusement « la destruction des spécimens reste possible pour des raisons de sécurité ».

Ce statut de protection partielle est tout à fait insuffisant et illégitime.

L’effondrement des populations de ces espèces est avéré dans les régions où des suivis à long terme existent. Par exemple, en dix ans les effectifs de Vipère péliade ont régressé de 40% en Normandie, (Barrioz et al. 2019). Leur protection intégrale est indispensable tant pour être prises en compte dans les études réglementaires (études d’impact, loi sur l’eau…), que pour renforcer les actions de conservation ou de sensibilisation. Angleterre, Belgique, Luxembourg, Allemagne, Suisse, Espagne et Portugal… nos voisins européens l’ont bien compris. La France fait aujourd’hui figure d’exception européenne en n’accordant à ces vipères qu’un statut de protection partielle. Rappelons aussi que le nombre de morsures de vipères en France est faible (<300/an) et les cas de mortalité sont anecdotiques en comparaison aux piqures d’abeilles, de guêpes ou de frelon. Il n’y a pas eu de mort en France par morsure de vipère depuis 2013, et ce dernier cas fait suite à une manipulation de spécimen en public. La meilleure attitude à adopter face à une vipère reste encore de lui laisser prendre la fuite.

Dans le contexte actuel de déclin massif de la biodiversité et d’effondrement de la faune et de la flore, légitimer de la sorte la destruction d’une espèce menacée est une aberration. La consultation est ouverte jusqu’au 1er décembre 2019 : prenez le temps de demander la modification du texte pour inscrire ces deux espèces à l’article 2 de l’arrêté (protection intégrale) en cliquant ici.

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